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Un livre de Lothar Schäfer aux éditions Guy Trédaniel

Le potentiel infini de l’univers quantique

Comment l’exploiter à chaque instant ?

Dans ce livre, Lothar Schäfer relie science et conscience, certitudes visibles et potentialités invisibles, théorie scientifique et vie quotidienne. La science expérimentale s’intéresse actuellement à ce que nous voyons et touchons et non à d’autres dimensions moins visibles de la vie. L’être humain est multidimensionnel (corps, esprit, mental, âme, psyché…). La physique quantique propose une conception du monde qui tient compte de toutes ces dimensions, donc une façon de vivre plus harmonieuse : ses valeurs sont la coopération, la communication, la créativité.

La physique quantique étudie les constituants élémentaires de la matière au fondement du monde visible, tels que les atomes et les molécules. Cette science a débuté en 1900 mais des décennies ont été nécessaires pour qu’elle se développe et des aspects importants en sont toujours découverts.

Les électrons dans les atomes ne sont pas des particules matérielles permanentes qui tournent autour du noyau, comme les planètes autour du soleil. Les particules élémentaires – électrons, atomes et molécules – se comportent soit comme des particules, soit comme des ondes. Les transitions entre des deux "comportements" sont spontanées : lorsque les objets matériels microphysique sont isolés, les phénomènes observables suggèrent qu’ils se dissolvent spontanément dans des champs d’ondes étendus. En interaction avec les objets de leur environnement, ces champs peuvent se contracter brutalement en un point qui nous apparaît alors comme une particule matérielle. Ainsi la matière n’est pas constante et durable, comme l’affirmait Newton ; c’est un état furtif, toujours prêt à se transformer en ondes.

Des nombres sous la surface visible de la matière

Quand une particule matérielle se transforme en onde, elle n’est en réalité nulle part ! Elle n’a pas de position effective dans l’espace mais plusieurs positions potentielles : ce sont des ondes de probabilité. Elle occupe une position effective seulement à l’état de particule. Les probabilités sont des nombres, des rapports de nombres ; les ondes de probabilité ne transportent ni matière ni énergie, seulement de l’information sur des relations numériques. Au niveau des atomes et des molécules, la notion de matière est donc perdue dans un domaine de formes non matérielles et la réalité se transforme en potentialité.

La tendance à évoluer vers un état d’onde est une propriété des particules élémentaires isolées. Dans les choses ordinaires, les atomes et molécules interagissent constamment les uns avec les autres et trouvent leur existence concrète dans cette interaction : la réalité visible est un phénomène coopératif.

"Nous pouvons conclure, poursuit Lothar Schäfer, que la réalité visible émane d’un domaine de potentialité qui sous-tend toute chose. Le monde visible est une manifestation – une émanation – à partir d’un domaine de potentialité trans-empirique et trans-matériel."

Cette structure du monde est très importante car elle est également inscrite dans les êtres humains : nous avons un potentiel interne puisque tout, dans cet univers, a un potentiel interne.

Les sciences classiques – la physique de Newton et la biologie de Darwin – nous ont toujours dit que la surface visible est ce qu’il faut observer si nous voulons connaître le monde. La science quantique révèle un autre niveau de réalité et une nouvelle conception du monde.

L’unité sous-jacente de l’univers

Toutes les choses dans notre environnement sont apparemment isolées mais elles sont en réalité connectées via leurs racines non empiriques. D’où vient ce concept d’unité ? La "non localité" ou "non séparabilité" est une caractéristique importante des particules élémentaires : elle signifie qu’il existe des influences entre des particules dont les effets se propagent à travers l’espace à une vitesse supérieure à celle de la lumière.

Lorsque deux particules interagissent, elles peuvent former une connexion particulière appelée état jumelé - à la façon de jumeaux. Dans cet état, elles sont intriquées de façon si intime qu’elles répondent ensemble à de futures interactions avec leur environnement. De tels états sont caractérisés par une propriété extraordinaire : ils continuent d’exister lorsque les deux particules intriquées s’éloignent l’une de l’autre dans des directions différentes. Dans ce cas, un observateur interagissant avec l’une des particules jumelles dans son laboratoire influencera instantanément l’autre, aussi éloignée soit-elle (expériences du physicien John Stewart Bell).

Les observations de non séparabilité nous permettent d’induire que la réalité est une et indivisible et que toutes les particules de l’Univers sont connectées localement ; mais on ne peut le prouver ! Le fait que deux particules soient connectées de façon non locale a été testé expérimentalement ; le fait que l’Univers dans son ensemble soit un système non séparable est inobservable : nous pouvons seulement écouter nos intuitions.

L’évolution implique la coopération

La science mécaniste analyse et sépare les parties d’un tout : ce principe a conduit à un système dogmatique qui affecte tous les aspects de la vie puisqu’il existe une déconnexion entre arts et sciences, entre sciences et religion, entre notre nature rationnelle et spirituelle. La physique quantique s’appuie sur l’unité de l’univers où toutes les choses, toutes les manifestions de la vie sont reliées.
Dans sa théorie de l’évolution, Charles Darwin a fait l’erreur de sélectionner les pôles négatifs – la guerre, l’agression et l’égoïsme – en tant que principes premiers du progrès. Or des étapes importantes dans l’histoire de l’évolution n’ont pas reposé sur l’agression mais sur la coopération biologique. Joachim Bauer explique par exemple que les principes fondamentaux du génome sont "la coopération, la communication et la créativité." Rhawn Joseph décrit un scénario d‘évolution complètement différent du dogme darwinien. Il écrit notamment à propos de l’extinction des espèces : "Comme la mort programmée des cellules, l’extinction est souvent intrinsèque et nécessaire au développement, à l’évolution et à la métamorphose des espèces." Avant Darwin, des biologistes comme Georges Orwen étaient inspirés par "l’unité qui sous-tend la diversité des structures animales."

Intégrer cette nouvelle conception du monde pour mieux vivre ensemble

Le darwinisme n’est pas qu’une théorie scientifique de la biologie : c’est aussi une façon de vivre qui conduit le monde dans une crise. La science ne concerne pas seulement la technologie mais aussi la conception du monde.

Le monde quantique propose une autre façon de vivre ensemble sur cette planète. La science n’est pas déconnectée des sciences humaines car tous les modes de notre pensée ont des racines communes dans le domaine cosmique des formes. Lothar Schäfer nous explique que "les phénomènes quantiques transforment la vie car ils révèlent la connexion entre notre vie et la vie de l’univers."

L’intelligence est une propriété nécessaire à tous les niveaux de la vie. Même les organismes unicellulaires démontrent une capacité de planification et d’intelligence comparable à l’intentionnalité de notre esprit. "Chaque cellule est un être intelligent, explique le biologiste Bruce Lipton. Comme les humains, les cellules uniques analysent des milliers de stimuli en provenance du microenvironnement dans lequel elles vivent." La conscience est une propriété cosmique et l’intelligence de tout forme de vie est l’une de ses manifestations.

Derrière la surface visible des choses se trouve l’océan infini des possibilités... La physique contemporaine parle de l’unité de la réalité, d’états virtuels, du domaine non empirique de la réalité, du potentiel en nous… Tous ces concepts sont connus depuis des milliers d’années dans notre histoire spirituelle. "En tant que personne ayant dédié sa vie à la science, je suis pleinement conscient que toute référence à quoi que ce soit de non empirique et spirituel est un sacrilège en science, conclut Lothar Schäfer. Mais je ne vois pas comment l’éviter. (…) Pendant des milliers d’années, les êtres humains ont cherché à atteindre le transcendant dans le monde : par la prière, la méditation ou les offrandes à leur Dieu. Les scientifiques modernes croyaient qu’ils avaient libéré l’humanité de telles superstitions. Le fait que la science soutienne désormais la recherche du transcendant arrive comme un choc. C’est ce choc qui entraîne la métamorphose de l’esprit. En cherchant le transcendant dans les phénomènes quantiques, nous découvrons que le transcendant nous cherche."

Lothar Schäfer est professeur émérite à l’université de l’Arkansas (département chimie et biochimie), récompensé de nombreux prix. Il donne des conférence partout dans le monde.

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La conférence de Lothar Schäfer au colloque Une approche quantique de la conscience

La physique moderne change notre vision du monde, par Raphaël Cannenpasse-Riffard

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